20/03/2009

Prise de son et architecture sonore

Le mercredi 18 février a été donné un atelier prise de son et architecture sonore. Les élèves ont pu découvrir un nouvel appareil : un enregistreur ZOOM H4. Jérôme a présenté les différentes caractéristiques de l'appareil, les principales fonctions d'enregistrement et les accessoires (bonnette, pied, carte mémoire).

Cet atelier a été l'occasion également d'une initiation à la prise de son :
sur pied --- violon seul
en main --- deux violons
Statique & En mouvement
en main --- piano
En mouvement

L'objectif était d'aller chercher le meilleur placement pour la prise de son, la meilleure résonnance.

La deuxième étape de cet atelier s'est faite en studio avec la présentation du logiciel Audacity :
- exportation des fichiers wave sur le logiciel Audacity
- possibilités du logiciel
- quelques exemples d’effets sonores : Inverser le sens / Ralentir / Augmenter la vitesse / Equalisation
- écoute d’échantillons sonores extraits de la bibliothèque de sons de Radio France : Feu (crépitement cheminée, incendie…) / Eau (pluie, cascade, rivière…) / Vent (tempête, blizzard…) / Ambiances diverses (rue, place publique…)

17/03/2009

La création d'une pièce mixte

Compositeur : Roland Semadeni
Genre :
Pièce mixte pour instruments et bandes
Durée :
12 à 15 minutes
Thème :
Le partage de l’eau
Descriptif :
Quatre thématiques (parties enchaînées) pour construire une narration autour du partage de l'eau.

LES QUATRE THÉMATIQUES

Écosystème marin
Une représentation de l'univers marin et de la présence de l'homme.
Grandes masses sonores, présence de l'immensité. Un travail de matière massif. Des flux. La présence de l'homme : Bateaux , sirènes (signaux, balises). Les organismes vivants, petits éléments sonores et leurs trajectoires propres (bancs de poissons, mouvement des algues, mouettes...etc...).


L'eau dans la ville
Le port, arrivée dans la ville. Puis, plusieurs tableaux courts et imagés, qui parlent du quotidien et de la présence de l'eau dans la ville. Le nettoyage des rues, les fontaines, la vaisselle, la cuisine...

Présence / absence de l'eau
Pluie -- Sécheresse -- Pluie.
Un cycle : D'une multitude de particules sonores en forme de pluie vers un extrême appauvrissement, une désertification progressive jusqu'au silence. Puis, de nouveau la pluie.


Un partage
Une image musicale autour du partage de l'eau.
L'irrigation : Pluie -- Fleuves, rivières -- Division et partage du flux. Final : chaque instrument joue un petit flux, la somme de ces flux donne une masse musicale, tout le monde joue ensemble sous le signe du partage, un équilibre est trouvé, décrescendo et fin.

Thème Marseille-Provence 2013 : Le partage de l'eau

À Marseille, en Provence, pour la Méditerranée toute entière, l’eau fait sens : dans l’histoire et la culture, dans son empreinte dans la géographie et les paysages, par son rôle économique essentiel, par les épidémies jugulées il y a si peu de temps, par les formidables peurs et dégâts de ses débordements, par la difficulté de la maîtrise de sa qualité, qu’on se tourne vers l’histoire ou l’avenir, par sa rareté comme par ses excès, ici plus que partout ailleurs dans le Monde elle a été, est et sera une attention de tous les instants, suscitant peur et plaisir, exaltation et angoisse, stimulant l’ingéniosité, dissociant les solidarités dans des luttes fratricides comme assurant le ciment des solidarités les plus profondes et les plus intimes. La présence à Marseille du siège du Conseil Mondial de l’Eau n’est pas le fruit d’un hasard, mais le résultat d’une évidence.

À partir de sources statistiques du Plan Bleu, l’Office International de l’Eau (OIE) alerte sur le fait que d’ores et déjà, les besoins de certains pays de la Méditerranée dépassent les ressources renouvelables annuelles, laissant entrevoir, si aucune modification substantielle des pratiques actuelles n’intervient, une situation critique dans moins de 20 ans (données 2005 et projections pour 2025). Parmi les onze pays (115 millions d’habitants) en situation hydrique « tendue » (ressources inférieures à 1 000 m3 par an et par habitant), sept (Algérie, Israël, Jordanie, Libye, Malte, Territoires Palestiniens, Tunisie) se trouvent d’ores et déjà sous le « seuil de pénurie absolue » (500 m3/an/hab) et avec des ressources naturelles épuisées.

Dans un contexte général peu favorable de réchauffement climatique, plusieurs constats motivent cette forte inquiétude pour l’avenir :

- une augmentation très forte des besoins, notamment pour l’irrigation, la consommation industrielle et surtout la consommation humaine qui croît avec l’urbanisation rapide des pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Dans cette région première destination touristique mondiale, se pose dans de nombreuses situations le partage de l’eau entre l’irrigation, le tourisme et les grandes villes ;

- d’importants problèmes de gaspillage (évaporation, infiltrations) dans l’irrigation et de pollution des eaux de surfaces et souterraines (en 2004, 47 millions de méditerranéens sont privés d’un système d’assainissement) ;

- les systèmes économiques de recouvrement des coûts sont encore trop peu répandus avec, notamment dans des pays du sud et de l’est, d’énormes réticences culturelles voire religieuse à une approche industrielle et commerciale de la gestion de l’eau ;

- une formation insuffisante, non pas des ingénieurs de projets pour les aménagements mais des gestionnaires et exploitants ainsi que, sur un plan plus théorique que pratique, des agriculteurs et des irrigants.

Ainsi que le souligne l’Office International de l’Eau, le vrai problème n’est pas tant de mobiliser les ressources nouvelles, que d’en rationaliser les usages.

Le thème de l’eau est donc central dans le projet de Marseille-Provence 2013.

S’appuyant sur l’omniprésence maritime, plus immédiatement perceptible par le public, cet ensemble de programmes a pour objectif d’apporter les éléments indispensables à une compréhension des enjeux globaux attachés au cycle de l’eau, en s’appuyant sur les réalités, l’histoire, les cultures et les réflexions pour l’avenir de l’eau dans l’espace méditerranéen.

Objectifs et phases de travail

Dans la perspective d'une découverte et d'une initiation aux musiques d'aujourd'hui, l'objectuf de ce travail est une approche artistique de l'utilisation de l'informatique différente, de fait, de l'utilisation usuelle destinée à des fins "domestiques" et ludiques.

LE CHANTIER DE CRÉATION

Tous les élèves sont associés au travail de création proprement dit. Des groupes de travail appelés "unités de chantier" ont été pensés afin de créer l'univers sonore de la pièce et de fabriquer les matériaux qui par la suite seront sélectionnés. Trois unités de chantier sont proposées :

1° Les preneurs de sons
Des prises de sons d'atmosphères, comme nous le voyons dans le projet le partage de l'eau, il y a beaucoup d'images qui doivent êtres traduites par des prises de sons : l'eau au quotidien, le port, des fontaines...

2° La fabrique de matériaux instrumentaux
Il s'agit d'enregistrer des matériaux sonores instrumentaux que le compositeur utilisera pour la fabrication de la bande. Le travail se fait dans les studio du GMEM avec l'assistance de Jérome Decque, ingénieur du son au Gmem. Pour cette étape de travail, un calendrier a été établit par petits groupes de musiciens pour explorer des possibilités musicales et sonores. Il ne s'agit pas ici de jouer une partition mais d'utiliser les instruments comme des générateurs de sons, d'en explorer les possibilités et de les enregistrer. Ce sont des ateliers de création, sous forme d'ateliers d'explorations sonores.

3° Les architectes sonores
Ici, c'est un travail de jeux avec les matériaux enregistrés : on sélectionne, on coupe, on colle, on assemble, on propose des idées. À ce stade, ce sont ce que l'on pourrait appeler des croquis sonores. Comme en architecture : avant les plans dessinés d'une construction qui sera bâtie, on commence par des ébauches. Les élèves peuvent travailler de manière autonome, seuls ou en groupe. Cette étape sera de préférence faite au collège ou à la maison si les élèves possèdent un ordinateur, un logiciel simple d'utilisation sera proposé.

LE JEU MUSICAL :
C'est ce temps qui permettra de mettre en place le jeu musical, c'est à dire le travail instrumental d'ensemble, les répétition, le travail sur partition... Ce second temps sera précisé en cours de projet.

LE CONCERT :
Les dernières répétitions en ensemble et le concert.